Le carnet du pèlerin… c’est par ici !

Chaque pèlerin s’apprête à se mettre en route…

«Que l’on vienne ici en procession !»

Tel est le désir de Dieu que Marie nous transmet grâce à Bernadette Soubirous. Venir à Lourdes en procession, c’est une manière d’avancer ensemble, en nous encourageant les uns les autres à marcher sur un chemin de confiance, nous laissant guider par ce que Dieu nous dit au travers des événements de notre vie pour orienter nos pas vers la communion avec nos frères et sœurs en humanité, particulièrement les plus vulnérables. Allons de l’avant ensemble dans une procession d’espérance qui communique la flamme, l’envie d’aller de l’avant, ensemble. Durant ce pèlerinage, nous chercherons à mettre en dialogue l’expérience humaine et spirituelle de Bernadette tout au long de sa vie avec la nôtre aujourd’hui, sous le regard de Marie.

Lundi 17 juillet: Chemin de CONFIANCE

Va avec la force qui est en toi et sois disponible à la grâce de Dieu.
Paroles de Dieu du jour: Jg 6,11-16; Lc 1,26-42

Bernadette est née à Lourdes le 7 janvier 1844. Elle est l’aînée de 9 enfants dont 4 seulement vivront. Les parents de Bernadette s’aimaient. Cet amour sera plus tenace que la misère et les aidera à toujours rester unis. Jusqu’à la fin de sa vie, Bernadette sera sensible à cet amour familial. Durant les dix premières années de sa vie, Bernadette vit au Moulin de Boly que loue son père. Elle l’appellera «le moulin du bonheur» car elle y a été très heureuse. Mais, hélas, à partir de 1854 les affaires vont mal. Les emprunts que son père ne peut plus rembourser le mènent, lui et sa famille, à une lente mais inexorable dégringolade sociale. En mai 1856, la famille se retrouve à la rue. La voici recueillie par un cousin, qui leur laisse l’accès à une pièce délabrée de 16 m2 au rez-de-chaussée de sa maison, comprenant tout juste une cheminée et un petit évier. Les fenêtres donnent sur une petite cour intérieure où s’accumule le fumier. Il s’agit d’une ancienne prison désaffectée appelée «le Cachot».
Dans ce contexte et malgré sa santé précaire, (elle souffre d’asthme), Bernadette, gaie, espiègle, à l’humour communicatif et à la volonté déterminée, n’entend pas rester à ne rien faire. Elle garde ses frères et sœur pendant que Louise, sa mère, lave le linge des autres. Elle travaille comme serveuse dans le café de sa tante Bernarde, va chercher du bois mort sur le bord du Gave pour faire du feu et recherche des os à vendre pour obtenir quelques piécettes afin d’acheter un peu de pain. Plus question pour elle d’aller régulièrement à l’école. À 14 ans, Bernadette fait partie des 50 % d’enfants qui en France ne savent ni lire ni écrire. Elle ne parle que le patois bigourdan, ne connaît pas le français, langue du catéchisme, et ne peut donc pas faire sa première communion. Elle en souffre. D’abord d’être d’une certaine façon exclue de la communauté à laquelle elle appartient puisque, lors des messes où les autres enfants sont autorisés à communier, elle doit rester à sa place. Ensuite, parce que la grande confiance qu’elle met en Dieu, lui donne le désir de recevoir le Corps du Christ. La misère, la maladie, l’ignorance creusent en elle le désir de rencontrer, d’accueillir, de recevoir son Sauveur. Or cela ne lui est pas possible.

C’est pourtant cette soif de faire sa première communion qui, en janvier 1858, va pousser Bernadette à quitter Bartrès, où elle vient de passer 6 mois à se refaire une santé et à rendre service à sa nourrice en gardant les moutons. Elle sait qu’elle va retrouver le froid et l’humidité du Cachot ainsi que ses crises d’asthme, mais c’est là, dans ce quotidien banal, que va surgir l’inattendu dans sa vie. Entre le 11 février et le 16 juillet 1858, la Vierge lui apparaîtra 18 fois. Par ces 18 rencontres au pied de la Grotte, Bernadette découvre peu à peu que sa vie est précieuse, qu’elle a du poids et qu’elle compte aux yeux de Dieu. Elle fait l’expérience de la rencontre avec un Dieu plein de tendresse, un Dieu qui s’intéresse à ceux que le monde exclut. Et c’est au jour de la Fête-Dieu, le 3 juin 1858, dans la discrète chapelle de l’Hospice, entourée par les Sœurs de Nevers et d’autres enfants aussi pauvres qu’elle, que Bernadette fait sa première communion qui a été rendue possible par le témoignage de l’un des prêtres de la paroisse de Lourdes, l’abbé Pène: « En Bernadette, tout se développe harmonieusement ».

L’histoire de Bernadette en dialogue avec mon expérience de vie:
Où se situent pour moi les moulins du bonheur ou l’expérience du cachot (une perte, un coup dur)? Au pied de la grotte, Bernadette découvre que sa vie est précieuse: pour moi, c’est où, c’est comment? Qu’est-ce qui favorise un développement harmonieux de ma personne ? Comment la tendresse de Dieu est-elle une force de confiance pour ma vie?

10h15 à 11h30 Activité découverte de la Vierge couronnée au Transit

20h30 Messe d’ouverture du pèlerinage à l’église Ste-Bernadette, côté Carmel
Rdv à 20h10 devant l’Accueil

Juges 6, 1-16

L’ange du Seigneur vint s’asseoir sous le térébinthe d’Ofra, qui appartenait à Joas, de la famille d’Abiézer. Gédéon, son fils, battait le blé dans le pressoir, pour le soustraire au pillage des Madianites. L’ange du Seigneur lui apparut et lui dit: «Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier!» Gédéon lui répondit: «Pardon, mon Seigneur! Si le Seigneur est avec nous, pourquoi tout ceci nous est-il arrivé? Que sont devenus tous ces prodiges que nous ont racontés nos pères ? Ils nous disaient: “Est-ce que le Seigneur ne nous a pas fait monter d’Égypte?” Mais aujourd’hui le Seigneur nous a abandonnés, en nous livrant au pouvoir de Madiane…». Alors le Seigneur regarda Gédéon et lui dit: «Avec la force qui est en toi, va sauver Israël du pouvoir de Madiane. N’est-ce pas moi qui t’envoie?» Gédéon reprit: «Pardon, mon Seigneur! Comment sauverais-je Israël? Mon clan est le plus faible dans la tribu de Manassé, et moi je suis le plus petit dans la maison de mon père!» Le Seigneur lui répondit: «Je serai avec toi, et tu battras les Madianites comme s’ils n’étaient qu’un seul homme.»

Psaume 27

Evangile de Luc 1, 26-42 – L’Annonciation

Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit: «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi.» À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors: «Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin.» Marie dit à l’ange: «Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme?» L’ange lui répondit: «L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu.» Marie dit alors: «Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole.» Alors l’ange la quitta. En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte: «Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni.»

Mardi 16 juillet: Chemin de REVELATION

Découvre combien tu es aimé et va reconnaître le Christ dans les tout-petits.
Paroles de Dieu du jour: Jr 1,4-9; Lc 2,15-20

Le 11 février 1858, Bernadette se rend, avec sa sœur et une amie, à la grotte de Massabielle pour ramasser du bois. Alors qu’elle s’apprête à traverser le canal qui la sépare de la grotte, elle aperçoit une belle dame. C’est la première des 18 apparitions de la Vierge à Bernadette.

Dès cette première apparition, Bernadette présente un étonnant mélange de confiance et d’ouverture à l’inattendu: «J’entendis un bruit comme un coup de vent. Alors je tournai la tête du côté de la prairie, je vis: les arbres étaient calmes, alors je continuai de me déchausser. J’entendis le même bruit, je levai la tête en regardant la Grotte: je vis une Dame habillée de blanc, portant une robe blanche, un voile blanc, une ceinture bleue, un long chapelet à la main et une rose jaune sur chaque pied. Elle me fit signe de m’approcher, mais je fus saisie. Je croyais me tromper, je me frottai les yeux, je regardai encore et je vis toujours la même Dame. Alors je portai la main à la poche pour prendre mon chapelet. Je voulais faire le signe de croix, je ne pus pas, ma main tomba. Alors, la frayeur s’empara de moi. Ensuite, la Dame prit le chapelet qu’elle tenait entre ses mains et elle fit le signe de croix; alors je commençai à n’avoir plus peur. Je pris de nouveau mon chapelet, je pus faire le signe de croix; alors j’ai essayé une seconde fois de le faire et je pus. Aussitôt que j’eus fait le signe de la croix, le grand saisissement que j’éprouvais disparut; dès ce moment-là je fus parfaitement tranquille.» Dès ce signe de croix, Bernadette nous fait comprendre qu’elle est entrée dans une réalité nouvelle, elle n’est plus effrayée, mais rassurée par cette Dame au doux sourire.

Lors de la troisième apparition, Bernadette demande à celle qu’elle appelle «Aquero» («cette chose») d’écrire son nom. Marie rit et lui répond que ce n’est pas nécessaire, enchaînant: «Voulez-vous avoir la grâce de venir ici pendant quinze jours?» Marie ne s’impose pas et laisse Bernadette libre de sa réponse. Bernadette, vouvoyée par «Aquero», accepte alors avec élan. Marie poursuit: «Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse dans ce monde, mais en l’autre». Malgré cette promesse d’un bonheur lointain, Bernadette reviendra. Elle se sent regardée comme une personne dont on prend soin: Aquero lui parle, non pas en français, mais en patois, le patois de Lourdes, précisera-t-elle.

De la troisième à la huitième rencontre, Marie ne parle plus. La parole donnée et accueillie a noué le dialogue entre elles. Bernadette fait l’expérience de la prière, du silence, de la contemplation. C’est une phase de découverte mutuelle.

Mais tout change entre la huitième et la onzième apparition. Bernadette fait des gestes inattendus, incongrus, totalement incompréhensibles à ceux qui sont présents: elle se déplace à genoux, embrasse le sol, creuse la terre avec ses doigts pour boire de l’eau boueuse et mange de l’herbe. Comment Bernadette pourrait-elle accomplir ces gestes si elle n’avait pas toute confiance en Aquero? Quand Aquero a prié Bernadette de bien vouloir monter à genoux et baiser la terre en pénitence pour les pécheurs, elle a pris la précaution de lui demander si cela l’ennuierait. Bernadette a répondu non, prête à faire plaisir à cette dame venue du ciel.

Bernadette transmet à de nombreuses reprises les demandes d’Aquero au curé de Lourdes, l’abbé Peyramale: bâtir une chapelle, venir en procession et faire pénitence. Les questions du curé, les interrogatoires successifs des autorités l’effraient sans doute, mais elle répond avec calme, simplicité et naturel. Elle, pauvre paysanne illettrée, a une réponse empreinte d’une autorité inattendue à ceux qui l’interrogent: «Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire». Bernadette se sent enveloppée de la présence rassurante et maternelle de Marie.

L’histoire de Bernadette en dialogue avec mon expérience de vie:
Qu’est-ce qui m’interpelle dans la prière de Bernadette et sa rencontre avec Dieu? Quand je prie, comment est-ce que je vis le silence du Seigneur ou celui de Marie? Quels gestes inattendus ou actions étonnantes ai-je déjà accomplis avec l’aide de Dieu ou Marie? Comment est-ce que je reconnais le sourire du Seigneur ou de Marie en ma vie?

10h Messe à la grotte avec les pèlerinages d’Agen, Montpellier et Carcassone-Narbonne

Jérémie 1, 4-9

La parole du Seigneur me fut adressée: «Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré; je fais de toi un prophète pour les nations.» Et je dis: «Ah! Seigneur mon Dieu! Vois donc: je ne sais pas parler, je suis un enfant!» Le Seigneur reprit: « Ne dis pas: “Je suis un enfant!” Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai; tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras. Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur.» Puis le Seigneur étendit la main et me toucha la bouche. Il me dit: «Voici, je mets dans ta bouche mes paroles!»

Evangile de Luc 2, 15-20

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux: «Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître.» Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

11h30 Photo de tout le pèlerinage

16h Célébration pénitentielle à la Basilique du Rosaire

17h30 Passage à la grotte

21h Procession mariale sur l’esplanade

Mercredi 17 juillet: Chemin de VIE

Face à l’adversité comme sur le chemin de l’exil, le Seigneur guide tes pas.
Paroles de Dieu du jour: Dt 30,2-6; Mt 2,13-23

Pendant les deux années qui vont suivre, Bernadette va vivre au Cachot, mais elle doit répondre aux visiteurs, chez elle, au presbytère ou à l’hospice. Toute sa vie à Lourdes, à l’hospice et à Nevers ensuite, elle vit vraiment comme une épreuve cette curiosité, ce harcèlement.

Elle va devoir aussi répondre aux interrogatoires, d’abord des autorités civiles, puis très vite des autorités ecclésiastiques qui doivent se prononcer sur l’authenticité des apparitions. On la prend parfois pour une folle ou une simulatrice. Elle est la risée de beaucoup. Mais Bernadette répond à toutes les questions avec calme, modestie, bon sens et transparence. Le 18 janvier 1862, Mgr Laurence promulguera le mandement reconnaissant les apparitions.

En juillet 1860, Bernadette entre à l’hospice des sœurs de la Charité de Nevers comme pensionnaire, dans la classe des indigents. Cette année-là, elle apprend à lire et écrire : elle a 16 ans et pourra enfin écrire elle- même le récit des apparitions.

En 1863, les sœurs de l’Hospice proposent à Bernadette de soigner les malades. C’est pour elle une expérience décisive qui lui révèle son désir de suivre le Christ en servant ses frères pauvres et souffrants.

L’histoire de Bernadette en dialogue avec mon expérience de vie:
Quel est mon désir de suivre le Christ? Qu’est-ce qui m’inspire dans la vie de Bernadette? Bernadette a dû faire face à de l’incompréhension et à de la moquerie. Et moi dans ma vie? En me faisant proche des malades ici à Lourdes, à l’école de Bernadette, qu’est-ce que j’apprends? Quels sont les groupes ou communautés qui m’encouragent à suivre le chemin initié par Jésus?9h30 Messe internationale

9h30 Messe internationale ou messe dans les groupes

Deutéronome 30, 2-6

Tu reviendras au Seigneur ton Dieu, toi et tes fils, tu écouteras sa voix de tout ton cœur et de toute ton âme, tu observeras tout ce que je te commande aujourd’hui. Alors le Seigneur changera ton sort, il te montrera sa tendresse, et il te rassemblera de nouveau du milieu de tous les peuples où il t’aura dispersé. Serais-tu exilé au bout du monde, là même le Seigneur ton Dieu ira te prendre, et il te rassemblera. Le Seigneur ton Dieu te fera rentrer au pays que tes pères ont possédé, et tu le posséderas; il te rendra heureux et nombreux, plus encore que tes pères. Le Seigneur ton Dieu te circoncira le cœur, à toi et à ta descendance, pour que tu aimes le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, afin de vivre.

Psaume 111 ou 26

Evangile de Matthieu 2, 13-23

Après leur départ, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: «Lève-toi; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr.» Joseph se leva; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète: d’Égypte, j’ai appelé mon fils. Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie: un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte: c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus. Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit: «Lève-toi; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant.» Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes: Il sera appelé Nazaréen.

17h Procession eucharistique

Jeudi 18 juillet: Chemin de COMMUNION

La communion est force d’amour, elle rend présent ce qui te semble absent.
Paroles de Dieu du jour: Ct 2,8-14; Lc 2,41-52

En 1860, elle est admise, à Lourdes, comme pensionnaire à l’hospice des Sœurs de la Charité. Là, elle apprend à lire, à écrire et s’y montre simple et docile, pleine d’entrain et de gaieté. En 1864, elle demande son admission dans cette congrégation. Mais Monseigneur Laurence, évêque de Tarbes, qui a reconnu en 1862 les apparitions, souhaite que Bernadette attende les fêtes d’inauguration de la Grotte pour quitter Lourdes. Elle commence donc son postulat sur place.

Le 4 juillet 1866, Bernadette quitte Lourdes pour Nevers. Un mois plus tard, elle prend l’habit dans la congrégation des Sœurs de la Charité et reçoit le nom de sœur Marie-Bernard. En octobre 1867, elle fait sa profession religieuse. Ces treize années de vie religieuses seront marquées par la souffrance, en raison de la froideur de ses supérieures et de la maladie pulmonaire qui la mine et la fait se désoler de son inutilité. Affectée à l’infirmerie, elle soigne et réconforte admirablement les malades avec une immense charité.

Les Sœurs la visitent et sont unanimes à dire qu’elle ne s’appesantit pas sur ses souffrances, elle rassure tout le monde sur sa santé, l’évoquant à peine, sinon avec une pointe d’humour. Pour tous ceux qui viennent la voir, elle est une présence attentive, compatissante et stimulante. On la quitte plus fort et assuré, plus confiant qu’on n’est venu.

À partir du 11 décembre 1878, Bernadette s’alite définitivement. Le 16 avril 1879, elle demande à être levée. On la place dans un fauteuil à côté de la cheminée face à un Christ qu’elle ne cesse de fixer et vers qui elle tend les bras: «Mon Jésus! Oh que je l’aime!». Juste avant de mourir, le 16 avril 1879, Bernadette unit sa prière à celle de ses Sœurs présentes à l’infirmerie: «Sainte Marie, mère de Dieu…». Elle répète: «Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour moi pauvre pécheresse, priez pour moi pauvre pécheresse…».

L’histoire de Bernadette en dialogue avec mon expérience de vie:
Après avoir vécu les apparitions, Bernadette a accepté de quitter Lourdes pour suivre l’appel du Christ. Et moi que suis-je appelé à quitter pour aller de l’avant dans ma vie? Dans les qualités que l’on reconnaît à Bernadette, quelles sont celles qui m’inspirent ou que je me sens appelé à cultiver dans mon aujourd’hui? A la suite de Bernadette, comment ma souffrance ou mon sentiment d’être inutile peut-il se laisser transformer en un chemin de communion pour encourager d’autres qui en ont aussi besoin? En réponse à l’appel de Dieu, Bernadette est entrée dans la communauté religieuse des sœurs de Nevers. Mais au milieu des Sœurs de la Charité, c’est la froideur des supérieures que Bernadette expérimente. Et moi, ai-je déjà été déçu par le Seigneur qui m’a conduit sur des chemins peu enviables?

10h Chemin de Croix et Onction à St Pie X animés par les Familles

16h Messe au Bois St-François

Cantique 2, 8-14

La voix de mon bien-aimé! C’est lui, il vient… Il bondit sur les montagnes, il court sur les collines, mon bien-aimé, pareil à la gazelle, au faon de la biche. Le voici, c’est lui qui se tient derrière notre mur: il regarde aux fenêtres, guette par le treillage. Il parle, mon bien-aimé, il me dit: «Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens… Vois, l’hiver s’en est allé, les pluies ont cessé, elles se sont enfuies. Sur la terre apparaissent les fleurs, le temps des chansons est venu et la voix de la tourterelle s’entend sur notre terre. Le figuier a formé ses premiers fruits, la vigne fleurie exhale sa bonne odeur. Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens… Ma colombe, dans les fentes du rocher, dans les retraites escarpées, que je voie ton visage, que j’entende ta voix! Ta voix est douce, et ton visage, charmant.»

Psaume 62

Evangile de Luc 2, 41-52

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi: il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit: «Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant!» Il leur dit: «Comment se fait-il que vous m’ayez cherché? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père?» Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

Vendredi 19 juillet: Chemin d’ESPERANCE

La communion est force d’amour, elle rend présent ce qui te semble absent.
Paroles de Dieu du jour: Rm 8,22-28; Jn 20,19-23

De la même manière que Bernadette a quitté Lourdes pour Nevers, nous allons aussi repartir des sanctuaires pour retourner vers nos lieux de vie respectifs.
L’espérance de Lourdes, c’est aussi le visage des millions de pèlerins qui processionnent tout au long de l’année jusqu’au pied de la Grotte de Massabielle afin d’y renouveler leur courage en buvant à la source de la confiance ou en priant au nom de tous ceux qui en ont besoin. L’espérance de Lourdes, qu’elle rayonne aujourd’hui sur chacun de nos visages et qu’elle se diffuse à travers chacune et chacun de nous vers tous ceux que nous rencontrerons à notre retour!

Et que le cierge de notre pèlerinage qui continuera de brûler à Lourdes prenne soin de la flamme de vie et d’amour que nous emporterons au fond de nous-mêmes!

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10h45 Messe d’envoi à Ste-Bernadette, côté grotte

Romains 8, 22-28

Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer: ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore? Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. Bien plus, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles. Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour.

Psaume 41, 5-6.9-12

Evangile de Jean 20, 19-23

Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit: «La paix soit avec vous!» Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau: «La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.» Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit: «Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus.»

15h Célébration mariale à Ste-Bernadette, côté Carmel

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